>> A LA VERTICALE DE L'ETE

De Tran Anh Hung

Fraîcheur, sensualité, et volupté. Après L'Odeur de la papaye verte et Cyclo , Tran Anh Hung poursuit son exploration intime du Vietnam. En racontant le destin sentimental de trois sœurs aux tempéraments opposés, il retrouve avec ce film les qualités des précédents opus : l'authenticité des sentiments, l'attachement aux personnages, les savoureux et délicats rituels culinaires, le sens de la couleur et de la musique. Et, si l'on peut être agacé par un cadrage parfois trop léché, on ne peut qu'être séduit par l'harmonie et la sérénité qui s'en dégagent. Car au-delà du chassé-croisé sentimental souvent poignant de trois femmes dans le Hanoï contemporain, c'est le Vietnam qui est magnifié par le réalisateur : avec sensualité et élégance, il évite à la fois exotisme et misérabilisme. D'autant qu'il a su s'entourer de trois envoûtantes comédiennes, belles à croquer, notamment Tran Nu Yen Khe, sa compagne et égérie, déjà présente dans ses précédents films. Un entêtant hommage à l'harmonie et la sérénité asiatique .




>> ENTRE CIEL ET TERRE
De Olivier Stone

Lê LY est une jeune vietnamienne plongée dans la tourmente de la guerre qui frappe son pays. Adepte de la guérilla, elle est arrêtée par les troupes gouvernementales, et subira les pires humiliations physiques et morales. Elle fuit vers Saïgon où le destin semble s'acharner contre elle jusqu'au jour où elle fait la connaissance de Steve BUTLER, un soldat américain qui tombe fou amoureux d'elle. Il veut l'épouser et la ramener aux Etats-Unis...




>> L'ODEUR DE LA PAPAYE VERTE
De Tran Anh Hung

Il y a quelque chose de vaporeux et d'irréel dans L'Odeur de la papaye verte , quelque chose de reposant et de doucement sensuel. Tran Anh Hung balance entre torpeur et rêverie, et laisse lentement mûrir et vivre le parfum d'un fruit et d'un monde enivrant. Du regard d'une petite fille au sourire d'une jeune femme silencieuse et désarmante, Tran Anh Hung fait preuve d'une maîtrise stupéfiante dès son premier film, que Cannes a d'ailleurs justement récompensé en 1993 de sa Caméra d'or, le prix des premiers films. Tout en retenue et en délicatesse, le jeune réalisateur français d'origine vietnamienne esquisse un songe hypnotique et captivant, respirant de sa lenteur et ses silences, et signe en fin de compte un sortilège visuel unanimement salué, à l'époque de sa sortie, par le public et la critique.



>> TROIS SAISONS
De Tony Bui

A travers trois destins qui s'entremelent, celui du jeune Kien An qui reveille l'inspiration d'un vieux poete, celui de Hai, conducteur de pousse-pousse, amoureux d'une prostituee et enfin celui de Woody qui erre dans les hotels et les bars pour vendre des montres, "Trois saisons" est le portrait du nouveau visage du Vietnam ou les derniers moments d'une culture irrevocablement condamnee a evoluer.


>> ME THAO : IL FUT UN TEMPS
De Viet Linh

Au début du XXe siècle, Nguyen, riche seigneur du Viêtnam du Nord, donne asile dans son domaine de Mê Thao à Tam, un joueur de cithare recherché pour un meurtre involontaire commis lors du récital de la cantatrice To dont il est l'amant. Tam se met au service du maître de Mê Thao, dont il devient à la fois le fidèle intendant et l'ami dévoué.
Fiancé à une belle de la ville, Nguyen lui offre une automobile et organise une fête au domaine pour la recevoir. Elle n'arrivera jamais : un accident de voiture la tue sur le chemin de Mê Thao. Sombrant dans la passion la plus folle, Nguyen rejette violemment tout ce qui a trait à la modernité et se réfugie dans le culte de celle qui a disparu. Prenant le dessus sur la sollicitude que le maître a toujours eue pour ses gens, la démence confine celui-ci dans un passé arrêté et peuple sa solitude de fantasmes...