Marche au petit matin ...

La famille indonésienne est repartie en bus … nous aurons passé ensemble un très beau moment. Le premier vrai contact pur et désintéressé avec des locaux …

Dans le petit resto de l'hôtel, je retrouve Mats. Il a bien réfléchit et n'a pas vraiment envie de se lever aux aurores pour voir la vue sur le mont Bromo … Tant pis pour lui ! Moi je suis toujours aussi motivée (même avec une condition physique proche du néant … et oui 10h sur une chaise devant un ordi c'est pas du sport …). En laissant traîner mes oreilles, j'apprends que 3 belges allemandes vont avec un guide local, Oudini, faire les deux ascensions dont j'avais envie … Alors au culot, je m'incruste dans leur groupe ! De toute manière seule cela aurait été trop galère (trop de bus, trop de trajet …).

Le rendez-vous est pris à 3h du matin pour grimper sur le mont Penanjakang et voir le levé du soleil sur Bromo. Avant d'aller se coucher dans la petite chambre sans chauffage de l'hôtel, ne pas oublier de glisser ses vêtements sous les draps afin qu'ils soient tout chauds au réveil.

2h50, le réveil sonne, il n'y a pas de temps à perdre … La grimpette c'est parti ! Le petit village de montagne est encore endormi, seuls quelques chauffeurs de jeep commencent à se réunir sur la place. Ils attendent les touristes paresseux qui préfèrent utiliser la voiture plutôt que leurs jambes ! Des petits joueurs.

Les premiers pas sont un peu raides ! La condition physique très limitée et l'heure n'aident pas. Mais bon, allez courage … On marche, on marche et petit à petit le jour se lève. On commence à deviner les formes des montagnes et des volcans au loin. 4h30, il est temps de s'arrêter, d'ici une petite demi-heure le soleil éclairera Bromo. En attendant, on grignote deux ou trois biscuits devant un petit feu de bois. Nous nous sommes arrêtées un peu avant le haut du Penanjakang car celui-ci était dans les nuages … dommage pour les paresseux en Jeep, ils ne verront rien !

5h, silence dans les rangs, chacune d'entre nous prend le temps d'admirer le spectacle. Perdues sur notre petite montagne loin des autres touristes, nous profitons de la vue en toute tranquillité.

La descente est tout aussi agréable puisque nous avons sur notre droite la vue splendide sur les cratères tout du long. Notre guide Oudini, un local très connu ici, à la fois présent et discret, sait nous faire profiter de cette nature incroyable pour que le souvenir reste à jamais gravé.

Un peu fatiguées, mais pas totalement épuisées, nous revenons prendre le petit dej' à l'hôtel. D'ici une petite heure, Oudini nous emmène découvrir une autre merveille volcanique … Le mont Kawah Ijen … Départ en voiture prévu à 9h00...

Cela fait plus d'une heure que nous poireautons au café en attendant la voiture. Oudini est parti en chercher une nouvelle puisque celle qu'il avait réservée l'a laissé tomber pour un touriste prêt à payer beaucoup plus cher ! Affalées sur la table nous attendons …

Vers 10h, un petit minibus un peu pourrit s'arrête devant la porte du café et Oudini nous demande de nous avancer … Il s'excuse pour la qualité du véhicule mais avec l'arrivée de tous les japonais c'est tout ce qu'il a trouvé. Tant pis on fera avec … de toute manière on n'a pas trop le choix.

En route mauvaise troupe ! Dès les premiers mètres, le chauffeur nous met rapidement dans l'ambiance … Déjà son véhicule est dans un sale état : les sièges ne sont plus vraiment fixés à la voiture, les ceintures de sécurité inexistantes, les vitres ne tiennent pas vraiment et nous avons une ventilation supplémentaire venant… du sol ! On peut suivre la route en direct … Le chauffeur quand à lui n'a pas l'air en super forme. Il n'arrive pas à ouvrir le coffre, donc on prendra tous les bagages avec nous … et j'ai bien peur que comme beaucoup d'indonésiens, il est eu son permis dans une pochette surprise. Il a en effet un peu de mal à utiliser les bonnes vitesses au bon moment, ce qui fait que la voiture est toujours soit en sur régime soit en sous régime. Il double comme un malade sans avoir aucune visibilité et une paire de fois, j'ai bien cru qu'on allait s'enfoncer dans un camion ! … Mais est-ce parce que je commence à m'habituer, que je suis trop fatiguée ou que je sais que me stresser ne servira à rien, je finis par m'endormir sur le siège de ce trampoline bruyant … Tant mieux comme cela, cela passera plus vite…

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