Attention, désormais ça monte sévère ...

Toujours levés à l'aube pour avoir la meilleure vue sur les montagnes, nous nous lançons dans quelques belles ascensions. Désormais, ce n'est plus une promenade de santé ... nous sommes en trek, au Népal, alors il faut s'attendre à ce que cela grimpe !

Ca grimpe, ça grimpe ... et j'ai de plus en plus mal aux pieds ... je ne sais pas ce que j'ai acheté comme paire de chaussures à Pokhara, mais elles n'ont vraiment pas l'air génial ... ça promet !


En chemin nous rencontrons les rebelles maoïstes ... enfin a priori désormais on ne dit plus rebelles ... mais bon faut appeler un chat un chat ! Ils demandent à chaque touriste une taxe de passage ... Rien à voir avec l'entretien des sentiers ou quoi que ce soit ... On est juste bon à financer leur cause !

Même si cela me débecte, je m'y plie ... le monsieur, il est bête et pas beau, mais il a quand même un gros fusil à côté de lui ! Ils demandent pas moins de 100 roupies par jour dans les montagnes ... si je les écoutais il faudrait que je leur donne 2000 roupies ! Ca ne va pas la tête !!!! Alors je leur mens ouvertement et leur dis que je vais uniquement jusqu'à Jomosom (à mi chemin) et que je rentre sur Pokhara en avion.

Le bougre, il avale le mensonge ... de toute manière il a les yeux rivés sur mon billet de 1000 roupies. Il ose même me donner un reçu !!! Un ticket de rebelles ... histoire que je puisse être à nouveau contrôlée sans repayer ... Monseigneur vous êtes trop bon ! Bon allez on s'en va ... ces rouges, je ne peux pas les voir en peinture ...

L'autre jour je discutais avec un français qui n'avait pas voulu payer la taxe maoïste. Il a fait toute une esclandre et a tellement énervé les maoïstes qu'ils avaient les armes dans les mains ! Il a été sauvé de justesse par un groupe de touristes qui sont arrivés et ont tout de suite sortis les gros billets ! Les maoïstes se sont calmés ... et le français a été obligé de rebrousser chemin ! T'es en vie, mais tu passes pas ! Quand j'ai raconté ça à la consule française que j'avais rencontré à Pokhara, elle en était verte de rage ... Ah ces fichus français ! Ils ne peuvent pas se taire de temps en temps !

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